Démarche artistique

Mes études (École de Stylisme, Studio Berçot) et premières expériences professionnelles se passent dans

l’univers de la mode et de la décoration. En 2003, je décide de me consacrer entièrement à mon travail artistique :


Sur un mode très optimiste, imprégnée de l’enfance, je modèle et sculpte la terre.

Je m'inspire de sujets familiers et universels où se croisent souvenir, émotion, recherche plastique et esthétique.

Le tout en un rituel joyeux.


Mes thèmes sont souvent figuratifs : personnages, animaux, fleurs, escarpins, architectures. Ils sont parfois abstraits :

les “ terrains vagues” sont apparus alors que je souhaitais recycler la terre de monatelier et réaliser des céramiques sans contraintes,

une sorte de récréation.


J’aime déjouer les règles, je n’ai pas peur du “mauvais goût”, j’aime expérimenter la terre à travers de nouveaux sujets

et remettre en question mes pratiques de fabrication.


Mes céramiques sont lisses et délicates, d’autres au contraire sont “rugueuses”et “sauvages”.

Ces directions opposées sont l’essence même de ma créativité et de mon désir d’expérimentation.


La céramique est le médium le mieux adapté à mon imaginaire. J’éprouve plaisir et enchantement à combiner des formes

et couleurs en volume. Avec l'émail, la couleur est éclatante et lumineuse. Elle exprime gaieté et vitalité.


Mes sculptures se déclinent en collections : Pirates, Escarpin, Paradise, Héros, Elliott... Elles expriment chacune différemment

- mes émotions - sentiments - beautés - idées - désirs d’évolution et de transformation.


Ces sculptures de “petites” dimensions sont destinées à des intérieurs, des lieux intimes.


Je crée un univers, fantaisiste et en mouvement, même s’il s'agit de la mort; ce qui caractérise mon travail et reflète ma vision de la vie.


Mes sculptures “Funéraires” (La gisante en Fleurs, la Tombe Gourmande) s’agrandissent à échelle humaine.

C’est une approche de la céramique plus sculptural qui implique un nouveau rapport au corps : très physique.


Ces œuvres m'entraînent également vers une relation plus étroite avec les visiteurs.

J’aborde ici un sujet délicat voir tabou : la question de nos usages, pratiques et coutumes dans les cimetières.

Notre rapport à la mort.


La Tombe Potagère n’est plus en céramique, elle est un potager dans un cimetière, réalisée avec des habitants, amis et famille. Un geste artistique.

De sculptures en rencontres, l’association big bang mémorial est née avec la volonté de réinventer et de faire ensemble :

art, mémoire et nature réinventent le cimetière.


Cette expérience de rencontres et d'échanges avec le public dans un lieu, le cimetière qui n’est pas un lieu d’exposition

me donne envie de poursuivre cette démarche artistique ailleurs dans la ville.

Cette ouverture vers l'extérieur s’associe à d’autres temps de solitude dans l’atelier à dessiner et à modeler la terre.

Gaëlle Le Guillou
























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